Contributeurices du second numéro
Née sous Saturne, entre Paris et Sài Gòn (Vietnam), Eléonore Tran est doctorante en histoire de l’art à l’Université Paris 8. Archéologue du souvenir, elle collecte et assemble les fragments photographiques d’une histoire vietnamienne éclatée, diluée au cours de l’exil.
Florence Andoka aime écrire en mêlant récit, essai, poésie, et collabore régulièrement avec des artistes visuels. Elle a notamment publié Perpétuelle félicité aux éditions Vanloo en 2020 et Dans ton tube aux éditions Gorge bleue en 2022, Rendre chair, une biofiction sur Alice Neel, aux éditions Les Plis du ciel en 2022. Elle a également soutenu en 2023 une thèse en création littéraire à l’Université de Franche-Comté.
Lalo Bionte : pataféministe ubiquiste, désurbaniste gonzo, flâneuse fluide indisciplinée dans moults pluriversités de rue.
Claire Salles s’enchevêtre en divers mondes, de l’université à son village de haute montagne, des familles choisies aux danses et chants libres pour les aïeul·es et les ruisseaux. Elle se demande comment nous nous relions dans la situation écocidaire et trouve de la joie à penser avec la gestation.
Avec les mots, les gestes, les sons, la voix, les images, Caroline Dejoie explore les possibilités d’un corps et d’une identité en transformation. Performeuse autant qu’illustratrice et autrice, elle aime les insultes retournées et célèbre les figures dites monstrueuses. Putains, sorcières, cyborgs et autres chimères tordues peuplent sa recherche-création, résonnent avec son expérience située. Entre magie et féminisme, ses performances sont des rituels queer pour conjurer les sorts performatifs ; ses illustrations sont des contours où projeter des mondes à venir. Au cœur de son travail, il y a l’écriture pour appeler la métamorphose, le corps pour exister fort dans le monde, la voix pour atteindre les autres.
Marys Renné Hertiman est chercheuse indisciplinée et pluridisciplinaire (communication, sociologie, sciences politiques et philosophie sociale). Elle s’inspire de la méthode bandita (Linda Singer) et se nourrit des épistémologies féministes intersectionnelles (Djamila Ribeiro, bell hooks, Linda Alcoff) ou encore des théoricien·nes de terrain (comme sa grand-mère). Sur le plan académique, ses travaux portent sur les luttes et les formes d’insurrection dans les cultures dites populaires. Au niveau créatif, elle cherche à mettre en lumière des contre-récits portés par les cultures profanes et par l’imaginaire.
Poète, performeuse et vidéaste, Miel Pagès vit dans la ville rose où elle se consacre à la poésie sous toutes ses formes. Elle a à cœur que la poésie soit populaire, vivante et politique. Ses deux recueils de poésie, La Septième Lèvre (2022) et Les Sublimations (2024) sont publiés aux éditions Blast. En 2023 elle remporte le prix de vidéo-poème de la Factorie Maison de Poésie et sa vidéo lauréate, Que nuit soit, est projetée au Centre Pompidou lors du festival Extra!.
Contributeurices du premier numéro
La tête à la hauteur des choses du quotidien, Aliénor B.-Valois concentre ses efforts académiques et poétiques à leur sujet. Lire, écrire, relire, réécrire. De la bibliothèque, aux sièges du métro, aux rives de la Loire, la poésie croise les études de genre entre ses mains.
Claire Cazajous-Augé est chercheuse en littérature américaine contemporaine. Elle s’intéresse particulièrement à la représentation du monde autre qu’humain avec une perspective écopoétique et zoopoétique.
Dionys Andriamahakajy (he/they) ou @dionys_andria, étudie les récits de soi de POC (people of color) en littérature comparée. Pendant plusieurs années, iel a accompagné son père, originaire d’Ambatondrazaka (Madagascar), sur les routes de France hexagonale où ils se sont un peu confié leurs solitudes mutuelles vis-à-vis de leur famille et du pays, mais aussi leur désir de voyager ou leur impossibilité de se fixer définitivement quelque part. Ce sont des thématiques récurrentes dans la pratique de Dionys, qui s’intéresse aux voix silenciées, aux histoires invisibilisées des marges.
girl-moss, fatiguée, se promène et regarde le paysage à la dérive, en prenant des notes éparpillées.
Artiste visuel·le, Isaline Dupond Jacquemart travaille avec l’image et les mots qu’iel aime tisser dans la nuit. Iel questionne le corps en métamorphoses, et crée des espaces narratifs alternatifs. Son travail est nourri par les études féministes et queer.
Les trois fragments sont extraits d’une tentative autobiographique sous influence cinématographique et littéraire. Louise Groult s’intéresse, en général, aux voix, et aux voies, intérieures. Elle essaie d’y voir clair, même si ce qui est obscur l’emporte.
Mario est illustratrice et couturière et vit actuellement à Paris. Elle a étudié les sciences politiques à l’université et forge en parallèle son engagement féministe et militant. Elle consacre son mémoire de master aux impacts de la catégorie « World Music » sur la construction identitaire des artistes. Parallèlement, elle utilise l’illustration pour donner de la place aux sens dans ses réflexions, et ses dessins parlent de corps, de la nature, en explorant les symboles et les motifs. Dans une démarche d’upcycling, elle réalise aussi des accessoires en tissus.
Depuis 2000, MAM6K compose & interprète de la musique de scène pour de nombreuses compagnies. Depuis 2019, elle écrit aussi pour l’image, le podcast, et participe au projet collectif du « label éditorial » Doudou Records. Ses compositions actuelles explorent une musique intuitive empreinte de jazz, de sons du monde et d’électro. Un art brut vocal électroacoustique. En 2005, elle crée sa formation Mam’Sika où elle forge pendant dix ans son univers musical, elle y explore un jazz nomade et un langage imaginaire croisant chants, rythmes du monde et improvisations. En 2012 elle cofonde Itinérance Orale pour développer une recherche performative autours des arts de la parole et des hybridations narratives contemporaines, où s’entremêlent musique, poésie et récits.